PoV – Rachel Kéké démasquée: c’était trop beau pour être vrai…

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Une nouvelle tribune pour Points de Vues (PoV) consacrée aux révélations concernant les prises de positions homophobes, racistes et le soutien au RN et au président de la Syrie de la députée Insoumise Rachel Kéké.

L’ascension (brisée ?) d’une raciste, homophobe, sympathisante d’extrême-droite et pro-Bachar

par Live A. Jéjé

Elle représentait plus qu’un symbole pour les millions d’électeurs qui se sont engagés par la NUPES les dimanches 12 et 19 juin dernier. Plus qu’un espoir pour les milliers d’électeurs qui ont directement voté, afin de faire basculer leur circonscription, historiquement ancrée à droite, pour cette gouvernante d’hôtel devenue l’un des 577 gouvernants de l’Assemblée Nationale à la suite de son élection au détriment de la Ministre des Sports, Roxana Maracineanu, contrainte à la démission. Rachel Kéké, médiatisée en 2019 par son rôle de porte-parole de la grève des femmes de chambre l’hôtel Ibis Batignolles, qui après 22 mois de mobilisation, a battu le record de l’histoire de l’hôtellerie française, avait été investie aux législatives par la France Insoumise et avait remportée un franc succès auprès des électeurs de gauche lors des débats publics et durant une campagne des plus réussies.

Le phénomène de sympathie militantiste lancé, la candidate devenait de jour en jour la nouvelle coqueluche de ces médias qui ne manquent jamais une occasion de bondir sur une « citoyenne », « populaire », « issue des minorités », « des milieux populaires », « naturalisée française après avoir fui son pays » (tous ces éléments de langage incontournables, le refrain est connu…) pour y consacrer foule d’articles et d’interviews, retraçant son parcours, ses engagements.

C’est ainsi. Certaines rédactions ne peuvent s’empêcher de jouir – soit par l’obsession de leurs journalistes à dresser des portraits mirifiques de toute personne présentant de multiples « marqueurs » de « minorité » (couleur de peau, origine, religion, statut social, localisation) qui pourrait s’apparenter à un fétichisme, notamment racial, inquiétant, soit dans un but purement commercial alliant volonté de se targuer et de se faire taxer d’humaniste tout en réalisant un max de profits et dans l’espoir d’attirer une proportion de français (plus conséquente que les bons scores de l’extrême-droite pourraient laisser le penser) las devant la réémergence d’une pensée réactionnaire dans les grands rendez-vous d’informations, sous toutes sortes de formats – de l’ascension « fulgurante » ; cela fait également partie du lexique obligatoire ; d’une femme noire, ayant connu la galère, la vraie, qui n’avait pas eu peur de tenir le rôle de chef de file d’un mouvement dénonçant des conditions de travail éprouvantes et sous-rémunérées. Cela n’aurait posé aucun problème si ces rédactions avaient correctement fait leur boulot en se renseignant véritablement sur la personne dont ils parlaient.

Car il apparaît qu’un simple petit tour sur le profil Facebook, étrangement supprimé ces dernières heures, de la nouvelle députée, apporte des éclaircissements des moins plaisants sur ses véritables thèses, défendues des années durant. Des opinions et d’autres pensées qui n’en sont juridiquement pas, relevant du strict délit.

Rachel Kéké partage des contenus homophobes…

Rachel Kéké homophobe

Ici, il n’y a pas grand-chose à ajouter, si ce n’est qu’en plus de pouvoir se permettre de considérer sans risquer la diffamation qu’il n’y a guère de doute qu’elle soit homophobe, Rachel Kéké n’a apparemment, comme la personne dont elle partage la pensée, pas l’intelligence suffisante pour comprendre qu’une femme ne sait pas, quand elle tombe enceinte, quelle sera l’orientation sexuelle de son enfant, et qu’elle ne peut (et ne doit de toute façon) en être blamée…

…voue une certaine haine aux personnes maghrébines…

Un cas de figures finalement assez classique, quand il n’est pas inversé, hélas, que peut remarquer n’importe quel pékin qui habiterait [NDLR : comme c’est le cas de celui qui écrit cet article] depuis l’enfance dans une banlieue riche en mixité : les haines n’ont souvent rien de recluses entre Maghreb et Afrique Noire, qui partagent un lourd passé (et dans certains cas, encore un présent) esclavagiste et colonial, et se traduisent, même en France, par de nombreux propos insultants ou racistes entre des hommes et des femmes originaires de l’un ou l’une de ces régions, qui persistent de générations en générations. Au plus grand désespoir de la majorité des personnes d’origine africaine, quel qu’en soit le pays, qui aimerait passer à autre chose…

Rachel Kéké aime bien l’extrême-droite…

Plus original, cette fois. Rachel Kéké a longtemps relayé et partagé des publications du site d’information d’extrême-droite « France de souche », connu pour défrayer la chronique.

Elle n’a également pas toujours été aussi à gauche que LFI, leur préférant le visage (plus souriant, c’est sans doute pour cela) de Marine Le Pen.

Rachel Kéké Marine Le Pen

Ne serait-ce une nouvelle manifestation du « syndrome mexicain », l’un des facteurs de l’élection de Donald Trump en 2016 aux Etats-Unis, qui avait bénéficié du vote de nombreux ressortissants qui avaient migrés du Mexique mais, puisque devenus américains entre temps, étaient favorables à la construction du fameux mur (qui n’a jamais vu le jour) destiné à empêcher « l’invasion latino » sur laquelle Trump alertait ses compatriotes, pour ne pas voir d’autres immigrés fouler le territoire ?

…Bachar, mais pas la France !…

Rien de ceci n’était jusqu’à présent très drôle, bien qu’il fût tenté de le traiter jusqu’à présent avec cynisme et ironie, mais sur ce dernier point, et non des plus anecdotiques, tout est dramatique.

Rachel Kéké Bachar

Il n’est pas question de nier que les Etats-Unis, la France, l’Angleterre ont eu du sang sur les mains au cours de leur histoire ou en ont encore. Quel pays pourrait prétendre être blanc comme la justice, ne s’être jamais adonné, à de quelconques fins, à des exactions inhumaines ? Aucun.

Mais que Mme Kéké partage la position (trop répandue…) que le pays ; dont elle est aujourd’hui une représente officielle, pour lequel elle va toucher un salaire de plus de 5 000 € par mois, ajouté à une enveloppe de 7 000 € de frais d’exercice (nous verrons, dans le cas extraordinaire de gravité où elle resterait en poste, si cela la dérange de faire à présent partie des « prédateurs »), un pays qui l’a accueilli quand elle a fui le sien ; dont elle est devenue citoyenne, de son propre choix, est un « prédateur criminel » parce qu’il a plusieurs fois exprimé son désaccord face à un dictateur qui n’a pas hésité à faire usage d’armes chimiques contre son propre peuple (que ceux qui vilipendent « Macron l’éborgneur » aillent comparer le flash-ball et ce que les syriens ont inhalés, leur brûlant les organes de l’intérieur pour les handicaper à vie, quand ils ne la perdirent tout bonnement…), qui a profité de la guerre que ce même « Occident prédateur » a fait à une mouvance terroriste à deux doigts de le renverser (un Occident grâce à qui il est toujours en vie, en soit…), qui organisait des attentats partout dans le monde, pour se maintenir à la tête d’un pays qui depuis 10 ans se bat pour acquérir plus de libertés et qui ne connaît pour toute réponse que les coups, la déportation, la mort sur son ordre, lui qui préfère jouer au boucher qu’à l’homme politique un minimum responsable, relève de la dégueulasserie la plus totale et est profondément indigne de la part de n’importe quel député de la Nation.

Une indignité qui doit pousser la NUPES, pour conserver un tant soit peu d’honneur, à dégager cette raciste, homophobe et bouffeuse à tous les rateliers politiques de ses rangs !

Une leçon d’humilité pour les Insoumis ?

Une indignité qui n’aurait pas eu lieu d’exister, car la France Insoumise aurait dû consacrer le même travail de recherche que la presse et les télévisions n’ont pas l’élémentaire déontologie de faire, sur la personnalité qu’elle souhaitait investir.

D’autant plus de la part d’une formation qui n’a de cesse de dénoncer ; parfois à raison lorsque des preuves matérielles, des condamnations judiciaires ou des propos permettent de les étayer, parfois à tort lorsqu’aucun élément concret ni de décisions émanant de tribunaux ne permettent de vérifier la véracité de certaines accusations, les poussant de la sorte à bafouer la présomption d’innocence ; les comportements ou discours de certains élus, candidats, militants et cadres d’autres partis politiques.

Bien qu’il ne fait depuis longtemps plus le moindre mystère que l’humilité n’est pas le fort de ce mouvement…

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