L’édito du 28/08: Guerre fratricide chez les Moix

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L’édito du 28 Août 2019 consacré à la guerre médiatique opposant Yann & Alexandre Moix suite à la parution d’Orléans.

par Live A. Jéjé

Une enfance sordide…Yann Moix nous l’avait déjà exposé dans sa Naissance, de plus de 1000 pages, et dans Panthéon encore précédemment. Les sévices dont il accuse son père, José, de lui avoir prodiguer dans sa jeunesse sont abominables, nauséeux. Naissance introduisait une liste interminable d’insultes que ce dernier aurait prononcé à son endroit avant même l’accouchement (et face à laquelle on reste tout de même sceptique, soupçonnant l’auteur d’avoir forcé le trait de façon flagrante), puis les pluies de coups, qu’il lui portait de façon quotidienne, et qui en avaient fait l’« être faible », pour reprendre les propres mots de la victime, prononcés lors d’un débat houleux sur la gifle l’ayant opposé à Patrick Sébastien en 2016, alors qu’il était polémiste d’On n’est pas couché. Le roman, Prix Renaudot, nous donnait toutes les clefs nécessaires pour comprendre Yann Moix, ce touche à tout, écrivain, essayiste, réalisateur, chroniqueur. Un artiste aux œuvres inégales, tantôt géniales, tantôt médiocres. Un être complexe, qualifié à tort de mystérieux, alors que son « mystère » réside justement dans le fait que rien tout semble transparaître chez lui, se révéler au prime abord : un homme à la culture hors-norme, sensible, narcissique, pervers, grandiloquent dans le choix de ses mots, une maîtrise parfaite de la conjugaison dans ses prises de paroles (il est le dernier amoureux des lettres encore à dire « que vous me l’expliquassiez »). Chez Ruquier, il s’est distingué notamment par de nombreux développements philosophiques, psychanalytiques mêmes, qu’il était souvent le seul à comprendre, et qui tenaient, à l’image de ses productions, d’argumentaires de haut-vol ou d’élucubrations retombant comme des soufflets, mais également pour le fiel avec lequel il enchaîna les clashs, à l’aise dans l’exercice difficile de critique que Zemmour & Polac (puis Naulleau quand la santé de ce dernier se dégrada) ont si bien incarnés qu’aucun des autres duos qui leur succédèrent dans l’émission, même si une Polony ou un Caron avaient des points de vue très intéressants. Moix a fait le job, honorablement, mais sans la superbe des trois premiers. A cause de la partialité avec laquelle il semblait traiter les sujets qui lui étaient demandés de commenter, les développements philosophiques, à la limite de la psychanalyse, qu’il élucubrait et furent, à l’image de ses productions, de très haut vol, mais qu’hélas, peu de gens comprenaient, ou celles qui retombèrent comme des soufflets, les « têtes » qu’il avait et qu’il n’aimait pas, sans pouvoir l’expliquer, les réactions épidermiques, confinant à la paranoïa, pour tout ce(ux) qui s’aventuraient sur le terrain au combien miné de tout ce qui attrait de près ou de loin à la Shoah, à l’Etat d’Israël, à la judaïté en général.

Orléans: l’enfance de Yann Moix

orléans moix

Il eut tout à loisirs ces trois années, bien que les initiés à la littérature et aux débats d’idées le connaissent depuis plus de vingt ans, de parfaire cette image d’inclassable, d’ésotérique. Et en cette rentrée littéraire, cette fin Août toujours propice à ce que les journalistes montent en épingle la teneur des bouquins de certains auteurs qu’ils n’apprécient guère, à des fins de polémique, conscients qu’en cette période de l’année, si capitale pour tout aspirant à la reconnaissance de ses pairs, débute la « campagne » pour le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français, que Moix fait paraître Orléans, qui va encore plus loin dans le détail des châtiments psychologiques et physiques dont il a été la victimes. Un père toujours aussi barbare, une mère retorse, sadique, à faire pâlir Folcoche. Une maltraitance que José Moix, a dans un premier temps nié, tout en louant les qualités stylistiques du livre, pour reconnaître mollement avoir été « strict », lui-même ayant victime de l’abandon de son père. José Moix ne comprend apparemment que Yann aurait sans doute préféré que cette fois, le schéma bien connu de l’enfant martyr qui devient à son tour violent à l’âge où il doit élever ses propres enfants, soit respecté à l’identique et que José Moix l’abandonne à son tour plutôt que de lui infliger des années de coups de fils électriques.

Alexandre, le fils cadet

Dans ce drame familial, n’ayant rien à envier aux grandes fresques sociales d’Hugo ou à « Ces gens-là » de Brel, il manque un protagoniste, que Moix ne mentionne pas une seconde. Celui qui serait pourtant la source même de cette relation père / fils chaotique. Le second rôle, le frère cadet, le fils préféré, Alexandre Moix. De quelques années plus jeunes que Yann, cet auteur et cinéaste, peu connu du grand public, il entretient avec ce dernier des relations plus qu’ombrageuses. José Moix assure que Yann était un petit garçon adorable, jusqu’à la naissance d’Alexandre. Qu’il est devenu par la suite un enfant difficile. La parution d’Orléans semble avoir été le livre de trop pour Alexandre, qui a fait savoir, à travers une lettre ouverte, ce qu’il pensait de son grand frère et la vision de ce que furent leur enfance, confortant les explications données par le père, dont il ne nie par ailleurs guère qu’il fut violent avec son fils aîné. L’esquisse qu’il fait de Yann, de sa plus tendre jeunesse jusqu’à nos jours, un demi-siècle plus tard, fait froid dans le dos. Alexandre décrit un personnage mégalomane, despotique. Un « bourreau » démoniaque :

Mon frère, ce bourreau,

Par Alexandre Moix

Je n’ai pas de frère.

Je suis le « mec qui habitait en même temps que Yann chez ses parents ». « Un médiocre ». « Une entité génétique similaire qui se balade quelque part sur Terre ». « Un raté ». Dernièrement, un « néo-nazi » ! Le sérail m’informe régulièrement des fulgurances moixiennes de mon frère à mon sujet…

« Ton frère te voue une haine infinie », m’a récemment confié un de ses plus vieux amis. Je l’ai toujours su au fond, mais sa confirmation est une gifle. Cinglante. Ma naissance, 4 ans après la sienne, aura donc été son chaos. La fin de son monde. Je serais venu sur Terre uniquement pour achever son règne. J’aurais, paraît-il, enfanté son malheur. Ma naissance n’aura été qu’un putsch.

Devenu adulte, j’ai longtemps déploré son absence mystérieuse et inexpliquée ; son silence, brutal, long, obscur. J’ai d’abord essayé de les comprendre, de les disséquer, d’en chercher les fondements. De guerre lasse. Je suis devenu un spectateur occasionnel, abasourdi de ses outrances, de ses mauvaises humeurs médiatiques, de ses prises de positions fielleuses, de sa harangue belliqueuse. Le soi-disant sniper est en fait un serial killer qui guette sa proie et la dépèce. Jusqu’à la prochaine.

Quand, au lendemain de ses inégales interventions, on me posait la question de notre parenté, un malaise profond m’envahissait. Voilà qu’on m’associait à cet être distribuant de la haine sur les plateaux de télévision et partout où il posait le pied.

Exister avec ce nom si encombrant forçait alors le respect. Ce nom – son précieux – qu’il protégeait avec hargne, était l’objet récurrent de ses menaces téléphoniques nocturnes : « Je vais t’envoyer des mecs chez toi qui te feront faire passer l’envie d’utiliser mon nom, pt’it con ! Il n’y a qu’un Moix sur Terre ! Et il n’y aura qu’un Moix dans la littérature ! Il n’y aura qu’un Moix dans le cinéma ! Moix, c’est MOI ! », éructait-il, avant de raccrocher, me laissant hagard pour le restant de la nuit. Moix, c’était lui. Moi, je n’étais que moi. Misérable et médiocre. Raté, il l’avait décrété. Tel serait mon avenir. Partout, j’avais désormais la sensation de voler mon nom, d’usurper son identité.

Dans sa vie, mon frère n’a que deux obsessions : obtenir le Prix Goncourt et m’annihiler. Me nier, m’éliminer, me rayer de la carte. Par tous les moyens. Physiquement ou moralement.

Il y a quelques années, je tombais par hasard sur une émission de radio. À la question : avez-vous des frères et sœurs, Yann répondait aussitôt : « Non. Enfin si… Enfin, c’est tout comme… Il y avait à la maison un collabo qui me caftait à la Kommandantur ! ». Si j’étais son collabo, il était mon tortionnaire.

J’ai subi 20 ans durant des sévices et des humiliations d’une rare violence de sa part. Ceux-là mêmes qu’il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents. J’aurais rêvé d’un grand frère protecteur. Mais Yann était un grand frère destructeur. Chaque phrase qu’il m’adressait me sonnait comme des uppercuts. Il s’exerçait déjà sur moi à tester ses aphorismes de haine. Les mêmes qu’il assène dans ses arènes médiatiques. J’en retrouve parfois certains.

En matière de sévices, Yann faisait preuve d’une imagination débordante. Je rêvais d’un frère au cœur d’artichaut, il était mon Orange mécanique.

Tentative de défenestration du premier étage et de noyade dans la cuvette des toilettes quand j’avais 2 ans, passages à tabac récurrents dès que nos parents s’absentaient, destruction systématique de mes nouveaux jouets, jeux, maquettes, matériel de sport, souillage et appropriation de mes livres…

Je ne compte plus les matins où, pris d’une colère terrible, aussi soudaine qu’incontrôlable, il envoyait valser, sans autre raison que ma seule présence, la table du petit-déjeuner à l’autre bout de la cuisine.

Je me souviens comme si c’était hier de ce jour, où, m’attrapant violemment la main, il me la coinça de toutes ses forces entre les persiennes métalliques de notre chambre et les referma sur mes phalanges. La douleur fut si intense que j’en tombais dans les pommes. Le lendemain, j’avais perdu tous les ongles. J’avais 10 ans.

Et cette fois, où, adolescents tous les deux, il me pourchassa, pour ne pas avoir voulu lui obéir (car il me fallait être à ses ordres) dans toute la maison avec un énorme couteau de cuisine en hurlant – prêt à me tuer – qu’il allait me « saigner comme un goret ».

Cette fois aussi, où il m’enferma à clé et me laissa prisonnier dans le grenier exigu de l’immeuble de notre grand-mère durant une journée entière alors que je n’avais que 7 ans.

Et puis toutes ces nuits d’effroi, où, à pas feutrés, il se glissait jusqu’à mon lit pour m’étrangler ou m’asséner des coups alors que je dormais déjà. Ses poings pleuvaient sur ma couette comme des giboulées. Mes parents ne se réveillaient pas, comme il l’écrit dans son livre, à cause de ses cauchemars incessants, mais en raison de mes cris de douleur ou de terreur.

Quant aux humiliations morales et verbales, elles étaient mon lot quotidien. En public, en privé. La plupart du temps savamment calculées, orchestrées à dessein (l’improvisation n’étant pas son fort), elles faisaient mouche à chaque fois et me laissaient KO. Je le revois me glissant insidieusement, deux heures avant l’épreuve écrite du bac français : « Tu ne l’auras jamais ! Tu es mauvais. T’es nul. T’es un médiocre… ! ».

Et, des années plus tard, alors qu’il avait déjà publié plusieurs romans et qu’il avait appris que de mon côté, sans l’aide de personne, je tentais également ma chance, il me réveillait encore la nuit, haineux, pour me hurler : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que JAMAIS, JAMAIS, tu ne sois publié ! JAMAIS ! ». La campagne de déstabilisation dura plusieurs mois. Ces menaces furent d’ailleurs suivies d’effet, puisqu’il empêcha purement et simplement la parution de mon premier roman « Second Rôle » chez un grand éditeur. L’éditeur, navré, m’en fit lui-même la confidence. J’apprends aujourd’hui, car tout finit par se savoir, que mon frère se serait vanté d’avoir également tout fait pour me nuire dans le milieu du cinéma…

Malgré tout cela, je lui pardonnais quand même. Naïveté d’un cadet qui lève des yeux d’admiration sur son grand frère ou syndrome de Stockholm ? Il y a quelques mois encore, je me suis surpris à un élan de tendresse fraternelle. Je le voyais comme un Petit Prince malheureux sur sa planète, un Petit Prince abîmé par les corrections qu’il écopait de mon père, mais qui, pourtant, faisaient suite aux sévices, eux bien réels, qu’il m’infligeait. Tiraillé entre le supplice qu’il me faisait subir et ses pleurs lorsqu’il se faisait corriger, je me sentais coupable.

Aujourd’hui, je ne peux plus le plaindre, le couvrir ni me taire. Il sacrifie la réalité sur l’autel de ses ambitions littéraires. C’en est trop.

Face à l’ampleur des immondices qu’il déverse dans son roman et dans les interviews qu’il donne, j’avais préféré imaginer un instant que mon frère avait pu y croire lui-même, qu’il s’était laissé abuser par une psychothérapie déviante, de celles qui font s’approprier des faux souvenirs, de celles qui font dénoncer des crimes qui n’ont pas été commis. De celles qui prônent la libération de la parole, quelle qu’elle soit, même fantasmée. Or j’ai appris que Yann se vantait en privé d’avoir tout exagéré, à l’excès, à dessein.

Combien aurais-je préféré que Yann relevât de la psychiatrie plutôt que d’une volonté calculée, affirmée, assumée, de nuire à toute une famille qu’il ne connaît plus, qu’il ne connaît pas.

Se dressant comme le porte-flambeau de la cause des enfants malheureux, il pose, s’affiche, professe, mais n’écoute pas la souffrance des autres dont il se moque éperdument. Yann vit dans un autre monde : son nombril.

Tout ce qui n’est pas lui, issu de lui, autour de lui, à propos de lui est jeté à la curée et condamné sans sursis par son tribunal, sa colère et sa hargne.

Petit Prince déchu. Machiavel cynique et névrosé prêt à tout. On pardonne la folie. Mais pas le révisionnisme ni le mensonge outrancier. Pas plus que l’accaparation du monopole de la souffrance infantile quand il s’agit de l’utiliser à des fins purement marketing et commerciales pour vendre coûte que coûte. Sous prétexte de réaliser une Œuvre, faire passer ses parents pour des bourreaux en leur attribuant la paternité de sévices imaginaires ou de ceux dont il était lui-même l’auteur à l’encontre du frère – judicieusement oublié du roman – confine à la perversité la plus sourde. C’est une monstruosité littéraire.

Il invente et s’en lave les mains. Les véritables victimes de maltraitance sont bernées. Elles lui ont donné leur confiance, lui ont livré leur plus douloureux secret, ont versé leurs larmes à ses pieds, l’ont nommé chef de file de la lutte contre la violence. Imposture. Trahison d’un bourreau travesti qui ose se faire le porte-voix des victimes. Car l’enfance dont il dit être le nouveau défenseur lui est totalement étrangère. La seule enfance qu’il connaisse, qu’il considère, qu’il chérisse, c’est la sienne.

De mes quatre enfants, il n’en connaît aucun. Je leur apprends le sens de la fraternité, de la famille, loin de ses névroses, et je me félicite de vivre à bonne distance de ses abjections.

Mes enfants, tous les enfants, méritent la vérité.

Alexandre Moix, sur son frère Yann

La réponse de Yann Moix

Le ton est sans équivoque, sans rentrer dans ce trash voyeuriste qui fait saliver les lecteurs contemporains. Yann n’a pas tardé à répondre à la missive, qualifiant son frère de « balance » et ajoutant « … Mon père me frappait à coups de poing et de fil électrique sur une seule remarque, un seul caprice, une seule plainte émanant de lui. »

Véhément, il persiste, dans un discours dénué de toute humilité :

Il a toujours tout raté, a toujours souhaité être moi. Il recopiait mes dissertations, tapissait sa chambre des mêmes affiches que moi, a fait un film intitulé Ultimatum sur les sosies après que j’ai fait Podium, a créé des sites Internet pour me nuire, s’est fait passer pour des femmes pour me parler sur Internet. Aujourd’hui, il tente même de me voler mes raclées ! Il n’a jamais réussi à trouver sa voie. Ce qui le rend aigri et méchant. Avec ces dessins qui sortent aujourd’hui, il tire son ultime cartouche. Cet aveu d’échec est d’une grande tristesse. 

Yann Moix sur son frère Alexandre

L’affaire « Ushoaia »

Les dessins mentionnés sont des archives de caricatures antisémites, que Yann Moix assume avoir réalisés dans le cadre d’un journal amateur « Ushoaia », qui se voulait plus satirique encore que les célèbres Hara-Kiri et Charlie Hebdo. Yann assure être « épouvanté » par ces caricatures qui dateraient d’il y a pile trente ans, et les justifie par le profond mal-être qu’il ressentait à l’époque. Il accuse Alexandre d’avoir sciemment envoyé ces dessins à la presse, dans le but de discréditer son frère.

Abel & Cain  

La dernière chose qui relie les deux frères est donc cette haine féroce, qui tourne à la parodie biblique. Yann-Cain comme Alexandre-Abel semblent déterminés à se tuer médiatiquement. Cette lessive familiale exposée au public aura raison d’Orléans. Si ce que prétend Alexandre est vrai, Yann sera sans doute déçu qu’en raison de la polémique, le Goncourt lui glisse des doigts cette année encore.

Même si les amis d’enfance, ainsi que l’ex-femme de Yann Moix sont montés au créneau pour le défendre face aux accusations de son frère, il y a plusieurs points troublants dans les révélations d’Alexandre, la réponse de Yann et cette affaire de caricatures.

Qu’en est-il des explications de Yann Moix ?

Là où Alexandre cite des faits précis des sévices qu’il aurait subi de la part de son frère, sans nier les abus de leur père, Yann ne nie pas un instant les avoir commis. Il a préféré ne pas les commenter, laissant planer le doute. Pourquoi Alexandre aurait-il inventé autant d’exemples ?

L’excuse de l’âge avancée par Yann au sujet de ses dessins antisémites est-elle recevable ? Cette même excuse derrière laquelle se cachent les artistes, journalistes ou politiques pour justifier leurs débordements juvéniles. Manel, Bilal Hassani, Gérard Longuet, Nathalie Loiseau…N’est-il pas trop facile de se cacher derrière ses 16 ans, ses 18, ses 20, sauf dans des cas de délinquance, qui se doivent d’être contextualisés en raison du milieu social et du degré de précarité dans lequel on vit, et des propos ou dérapages idéologiques ? J’ai trois ans de plus que lorsque Yann Moix a pris son crayon, et je n’aurai jamais produit des caricatures d’un tel mauvais goût à 21 ans, ni même cinq ans auparavant.

Enfin, quoi qu’il en soit réellement dans le conflit familial déchirant les Moix, l’arrogance et la prétention qui transparaît dans les menaces qu’auraient formulé Yann à son frère lorsque celui-ci s’est lancé dans le monde artistique et dans la réponse qu’il a bien voulu donné suite à la parution de la lettre ouverte de ce dernier nous donne à penser qu’il ne fait guère de doute que le plus grand combat que l’écrivain semble devoir mener, est celui contre son sur « sur-Moix » démesuré.

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