Le Debrief TV : Racisme, l’ignorance de Vikash Dhorasoo (Balance ton post)

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Le Debrief TV du 13 Septembre 2019 consacré au débat sur le racisme antiblancs avec Vikash Dhorasoo ayant eu lieu hier soir dans Balance ton post.

La « pensée » en 5 points de Vikash Dhorasoo démontée…

par Live A. Jéjé

Pour sa rentrée, la deuxième saison de Balance ton post, outre les deux nouvelles chroniqueuses qu’elle accueille, toutes deux ex-femmes politiques, Raquel Garrido (fraichement récupérée des Terriens du Dimanche qui n’a pas été reconduit cette année par la chaîne), ancienne militante Insoumise et compagne de Alexis Corbière, ténor du mouvement, et Laurence Saillet, militante UMP puis LR, nous avait réservé un sommaire prometteur. Ce premier numéro, divisé en trois parties, fut riche en affrontements idéologiques et rhétoriques incisives (voir les différents accrochages de Raquel Garrido avec Eric Naulleau puis Karim Zeribi). Après être revenu sur les insultes du président brésilien Bolsonaro à l’encontre de Brigitte Macron, et avant de s’intéresser au témoignage poignant d’une mère de famille ayant perdu deux de ses trois enfants, en l’occurrence ses deux petites filles, lors d’un accident de voiture provoqué par un conducteur multirécidiviste des excès de vitesse, le débat principal, houleux, s’est intéressé à la question du racisme anti-blanc, qui entache de plus en plus de polémiques, que ce soit il y a quelques mois via le scandaleux morceau « Pendez les blancs » du rappeur Nick Conrad et son clip particulièrement violent ou la semaine dernière encore, avec la sortie de Lilian Thuram sur la « culture blanche » et le supposé sentiment de supériorité que ces derniers penseraient détenir sur les individus originaires d’autres communautés.

Invités pour débattre avec l’équipe de polémistes autour de la table, Sébastien Chenu, député RN et porte-parole du parti de Marine Le Pen, et Vikash Dhorasoo, ex-footballeur international, ayant porté le maillot bleu en Allemagne lors du mondial 2006. Deux postulats, on peut l’imaginer, bien différents : d’un côté, le repli sur les problématiques identitaires qu’incarne particulièrement bien Mr Chenu, ayant dérive peu à peu, comme des millions de français dans l’isoloir, de la droite républicaine au parti nationaliste. De l’autre, Dhorasoo, dans le rôle de la figure médiatique qui parle et qui sait forcément, arrogante, moqueuse, défendant ici les théories indigénistes.

« Le racisme anti-blancs n’existe pas »

L’argumentaire de Vikash Dhorasoo résumée en 5 points

Deux incarnations d’idéologies opposées qui furent médiocrement représentées par ces deux hommes. Nous laisserons de côté l’argumentaire classique des membres du Rassemblent National, et de ses illustrations bêtasses, tant son ineptie a déjà été analysé maintes et maintes fois, pour se concentrer sur celui de Dhoraoso, qui défendit bec et ongle, répétant comme un enfant s’acharne à ne pas avouer un méfait, que le racisme antiblanc « n’existe pas ». Les raisons de cette impossibilité pour une personne blanche d’être victime de racisme : tour à tour, Vikash Dhorasoo va expliquer aux téléspectateurs, devant une équipe de chroniqueurs atterrés et un Cyril Hanouna mal à l’aise pour celui qu’il semble apprécier par ailleurs que :

  1. Le racisme a été inventé par la traite négrière puis perpétué par la colonisation sur les populations maghrébines et d’Afrique subsahariennes, ainsi, il ne pourrait y avoir d’extension au terme de « racisme » (« S’il y a du racisme, pourquoi on devrait rajouter ‘’antiblancs’’ ? »)
  2. Le racisme ne peut s’inscrire que dans une histoire ; créant de fait un distinguo entre les insultes à caractères raciales que n’importe qui pourrait recevoir (distinguo qui ne vaut que pour les personnes blanches, cela va sans dire…) et le racisme ; un héritage de ces processus inégalitaires dont la France s’est rendue coupable,
  3. Comme preuve, par l’exemple, du fait qu’il ait raison, que ses deux premières raisons sont censées, véridiques, il n’y avait comme internautes en train de manifester en direct leur désaccord sur les réseaux sociaux face à son imperception du racisme antiblanc que de fachos et autres identitaires
  4. Le concept de racisme antiblanc a été inventé et théorisé par des penseurs d’extrême-droite
  5. Enfin, lorsqu’en conclusion du débat, Cyril Hanouna demandé à chacun des intervenants quelle était sa définition du racisme, que sa définition est « celle du dico », à savoir la domination d’une race sur une autre.

Deux soutiens aux postulats vides de sens

Autour de la table, les seuls soutiens de Dhorasoo étaient Jimmy Mohamed et Raquel Garrido.

Le médecin urgentiste et figure de Grandes Gueules de RMC, qui a argué que « Bernard, Pierre, Paul ou Jacques » avaient moins de soucis à se trouver un travail que des personnes noires et arabes, évoquant l’aspect systémique du racisme. Il ne serait pas inutile de rappeler à Jimmy Mohamed que nombre d’individus noirs, chrétiens, s’appellent Paul, Jean, Julie, Marie, et qu’elles ont par leur couleur de peau autant de chances de se faire discriminer lors d’un entretien d’embauche que Djibril, Moussa ou Ibrahim, et ce, malgré leurs patronymes aux racines judéo-chrétiennes. L’on pourrait aussitôt demander à Jimmy Mohamed de se souvenir du prénom de la présumée victime de l’agression par les forces de l’ordre qui a le plus défrayé la chronique ces dernières années, du fait du viol que le policier accusé aurait infligé à cette victime (ne s’appellerait-il pas « Théo », un nom qui fait pourtant « bien français ? »).     

Garrido a quant à elle admis que les discriminations raciales envers les personnes de carnation blanches étaient réelles, qu’effectivement, « un petit babetout » avait des chances réelles d’être discriminé à certains endroits, mais que parler de « racisme » est trop dangereux car ferait le jeu de l’extrême-droite. En somme, Garrido a exactement, et par l’exemple, reconnu une existence du racisme antiblanc mais se refuse à le nommer comme tel parce que les premières personnes qui ont dénoncé sa recrudescence depuis des années étaient des adversaires politiques nationalistes, eux-mêmes xénophobes d’autres communautés. Le raisonnement est si malhonnête qu’il en devient aberrant : si l’on suit la logique de Mme Garrdio, il faudrait, dans l’éventualité où un jour, des individus d’origine maghrébines viendraient à être mis en esclavage par une quelconque autre communauté ne pas employer le terme « d’esclavage » parce que les maghrébins ont dans l’histoire eux-mêmes esclavagisés des millions d’individus ?

Petite précision sur le sujet du débat

Avant de passer en revue les cinq points venant d’être soulignés, afin d’étudier la pensée de Mr Dhorasoo, il convient de rappeler que la question à laquelle devaient répondre par oui ou par non chaque participant était « Le racisme antiblanc existe-t-il ? ». Hors, Dhorasoo n’aura de cesse, une fois ses arguments démontés un à un par les autres intervenants, de palier aux limites, très contrites, de sa pensée sur le sujet, par la technique rhétorique de défense basique, consistant en une énumération d’actes racistes subis par des personnes issues des « minorités », ce à quoi il lui sera répondu, notamment par Eric Naulleau & Karim Zeribi qu’admettre qu’il existe un racisme antiblanc ne nie en rien que les « minorités » sont également soumises au racisme, et ce, dans une plus large mesure, mais simplement sous une forme différente.

La bêtise généralisée de Vikash Dhorasoo

De la définition du racisme (point 5)

Car c’est en reprenant le dernier argument en faveur de l’inexistence du racisme antiblanc développé par Vikash Dhorasoo pendant le débat, à savoir sa définition du racisme, qui serait « celle du dico, je pense », que l’on se rend compte que Dhorasoo n’a pas ouvert un dictionnaire depuis longtemps. En effet, et il ferait bien de l’apprendre, le racisme ne repose pas que sur la domination ou la volonté de domination d’une « race » (ou pour être plus juste d’une « communauté », le concept de races ayant été mis au placard depuis longtemps par la science) sur une autre. Ceci, c’est la dimension systémique du racisme, que certains mouvements politiques nomment « racisme structurel » ou « racisme d’Etat ». Elle englobe toutes les discriminations qu’une société comme la France, avec son héritage colonial, et une population blanche, « de souche » comme d’aucuns la définissent, peut fabriquer, parfois sans même s’en rendre compte, que cela soit sur des sujets aussi divers que le contrôle au faciès, le travail ou encore le logement. Et bien entendu, le combat contre cette forme de racisme doit continuer afin de parvenir à une société plus égalitaire envers ses citoyens, peu importe leurs origines ethniques ou leurs couleurs de peau.

A ce premier sens s’ajoute, et c’est bien ce qu’oublie de dire Dhorasoo, quand même la très controversée Houria Bouteldja du Parti des Indigènes de la République, accusée à tour de bras de racisme, d’antisémitisme ou encore d’homophobie, reconnaît qu’elle existe, et parfois au sein des minorités elles-mêmes, bien que selon elle, elle ne soit pas prioritaire à combattre (parlant de « racisme édenté »), une forme morale du racisme, qui recèle les comportements agressifs et/ou insultants à l’égard d’un individu parce qu’il appartient à une communauté. Et c’est bien sous cette forme morale que le racisme antiblanc existe et ne cesse de s’expandre, via des insultes, des agressions, bien que sa proportion soit toujours plus minoritaire que pour d’autres communautés.

Des problèmes de vue de Mr Dhorasoo (points 3 & 4)

Mais il n’y a apparemment pas que les dictionnaires que Vikash Dhorasoo a apparemment du mal à lire correctement. Car à l’heure où il se gaussait sur le plateau d’avoir d’autant plus raison que les seules personnes qui critiquaient sa position sur les réseaux sociaux n’étaient que des fachos, des milliers de personnes, dont une part non-négligeable de noirs et d’arabes, faisaient part de leur consternation face à son discours bancal et son déni de la réalité, via l’hashtag #BTP (pour Balance ton post).

Les problèmes de vue du footballeur doivent être d’autant plus sérieux que cet argument réducteur était tout simplement inadmissible aux vues de l’identité des personnes avec qui il était attablé et qui pensaient pourtant que le racisme antiblanc était une discrimination bien réelle, pour ne citer qu’eux Karim Zeribi, Christine Kelly ou Agathe Auproux, représentatifs de la mixité culturelle française et non de son fascisme (respectivement d’origines maghrébine, antillaise, asiatique) ou encore Eric Naulleau, plus réputé centre-gauche que facho d’extrême-droite.

Racisme et esclavage: petite note à l’usage de la plupart (point 1)

Non seulement, Dhorasoo ne connaissait pas la définition du racisme, mais ce n’est rien face à son ignorance totale de son histoire. Comme énoncé précédemment, il a affirmé que le racisme antiblanc ne pouvait exister car le terme de « racisme » avait une histoire précise, reprenant ainsi les théories de Rokhaya Diallo et des mouvances indigénistes et décoloniales dans leur ensemble, celle de l’esclavage et la colonisation que les communautés blanches ont perpétré des siècles durant sur le reste du monde.

Il serait temps de rappeler une bonne fois pour toutes, que cet argument est fallacieux. Si l’on ne peut contester la dimension raciste de l’esclavage des noirs, esclavage et racisme ne sont pas intrinsèquement liés. Ce sont deux notions qui peuvent se retrouver interdépendantes comme indépendantes l’une de l’autre. Nombre de processus de mise en esclavage et de traites n’ont pas reposé sur le prérequis d’un sentiment de supériorité raciale de l’oppresseur sur l’opprimé, mais sur d’autres considérations qualitatives, comme la croyance d’une supériorité intellectuelle, conférant le devoir à la société d’attribuer la propriété d’individus destinés à travailler à d’autres individus soucieux de se pencher sur l’étude du monde (certaines formes d’esclavage en Grèce Antique, notamment à l’époque présocratique le montre, bien que quelques philosophes eurent été eux-mêmes esclaves) ou encore une résultante d’un conflit entre deux royaumes, les vaincus appartenant dès lors aux vainqueurs.

Les plus anciennes traces de sociétés pratiquant l’esclavage dont la science dispose à l’heure actuelle remontent, à en croire les travaux de l’anthropologue Alain Testart, décédé en 2013, spécialiste de la préhistoire et de l’Antiquité, auteur de plusieurs livres sur l’esclavage reconnus par ses pairs, au néolithique, et auraient concernées des populations européennes entre elles. Les travaux d’Engels sur l’esclavage nous montrent également qu’à cette même période, sur le continent américain, les Indiens d’Amériques pratiquaient l’esclavage. Nos connaissances scientifiques des sociétés antiques nous montrent assez clairement l’universalité de sociétés esclavagistes sur l’ensemble des continents (l’exemple le plus connu étant sans doute celui de la Grèce, où la race n’avait pas grand-chose à voir avec la condition d’esclave).

Quant au racisme, un consensus scientifique de plus d’un demi-siècle considère que l’immense majorité des sociétés prémodernes ne peuvent être considérées que comme racistes selon la définition que l’on donne aujourd’hui du racisme (que ce soit sa forme morale ou sa dimension systémique).

« L’invention du racisme » et le « nous » (point 2)

Evidemment, il ne sert à rien de nier que le commerce triangulaire puis la colonisation ont tristement marqué l’histoire de France. Le premier fut un crime contre l’humanité pluriséculaire. Le second un processus politique et une spoliation culturelle et économique ayant aussi donné lieu à des exactions qui n’ont rien à envier aux traitements que reçurent les esclaves.

Sauf qu’une nouvelle fois, Vikash Dhorasoo, comme ses alliés idéologiques ont une connaissance de l’histoire partielle. En prétendant que le racisme fut « inventé » par la traite négrière menée par les sociétés européennes puis les expansions coloniales de ces mêmes sociétés, pour faire coïncider comme le suggèrent les mouvances auquel il est sensible la découverte de l’Amérique en 1492 par Colomb, et donc les débuts de la mondialisation, avec le racisme, Dhorasoo zappe, en plus des milliers d’années de sociétés racistes et esclavagistes que produisirent la Préhistoire, l’Antiquité et le Moyen-Age, plusieurs épisodes importants de l’histoire de France, de Méditerranée et d’Afrique : la colonisation de l’Europe par le monde les sociétés arabes (qui sévit en France jusqu’à Poitiers) et les siècles de traite arabo-musulmane dont furent victimes les populations d’Afrique noire (et qui ont encore lieu en 2019 en Lybie…), mais également certaines populations asiatiques et européennes. Au même moment où la France investissait dans ce commerce aussi lucratif qu’immonde que le monde arabo-musulman avait initié depuis des centaines d’années à l’encontre des populations africaines, la traite des esclaves de Barbarie sévissait, asservissait des individus blancs avec la même ignominie.

Mr Dhoraoso, si sûr de lui, ne semble manifestement guère connaître avoir eu connaissance de ces éléments qui démontent sa théorie de l’invention du racisme par l’esclavagiste blanc du XVIe siècle. Ou bien sa mauvaise foi l’empêche-t-il de réfléchir avec assez de recul pour se rendre compte que le racisme n’a pas été inventé par les blancs, qu’il est universel, qu’il n’y a pas d’un côté le « nous » qu’il a employé toute la soirée, les minorités noires, arabes, asiatiques, éternelles victimes du blanc raciste et oppresseur, mais que l’histoire est plus complexe, plus morcelée qu’elle n’y paraît. Qu’au sein du « nous », il y a également eu des oppresseurs, des esclavagistes, des racistes.

Que nous tous, français, peu importe nos origines, nos couleurs de peau, sommes tous les descendants d’hommes et de femmes racistes, parce que les sociétés, leurs philosophies, leurs religions l’étaient par essence. Et qu’aucun blanc, comme aucun arabe, aucun noir n’a à se faire éternellement absoudre de pêchés qui ne sont pas de son fait, et même plus de son sang.

Dhorasoo 2019 vs Dhorasoo 2008

Malgré l’assurance de Dhorasoo, uniquement attaqué à l’en croire par des fachos sur les réseaux sociaux, le vote des téléspectateurs à la question « Le racisme antiblanc existe-t-il ? » qui était ouvert sur ces mêmes réseaux, fut de 70 % en faveur du « oui ».

Mais le moment le plus gênant pour lui fut le passage d’une séquence d’On n’est pas couché de 2008, où face à Eric Naulleau et Eric Zemmour surpris de l’entendre parler de racisme en équipe de France de football, et en réponse de Zemmour insinuant que ce serait dans ce cas là les blancs qui seraient victimes de racisme, Dhorasoo avait répondu du tac au tac qu’effectivement, il y avait une forme de racisme anti-blanc dans l’équipe de France (ce qui était faux en 2008 et ne l’est pas plus aujourd’hui).

Zeribi au-dessus du lot

Pour finir, devant la sottise de Vikash Dhorasoo, les quelques imbécillités que Sébastien Chenu est parvenu à placer dans le brouhaha général (notamment sur les boites de nuit), Karim Zeribi, malgré le fait qu’il aime apparemment toujours autant s’écouter parler, a cependant su développer le raisonnement le plus convaincant et le plus nuancé.

                Moi je suis assez effaré d’imaginer qu’on puisse faire une forme de compétition dans le racisme, ou d’imaginer que d’un côté il y aurait ceux qui subiraient le racisme en permanence et de l’autre côté ceux qui en seraient les auteurs. Le racisme, franchement, j’ai envie de dire, il a toutes les couleurs, et c’est dramatique parce que d’abord, c’est la connerie de l’être humain et il y a des cons partout. Il n’y a pas de cons que chez les blancs, ou que chez les noirs, ou que chez les arabes, il y a des cons partout. La réalité, c’est que si l’on veut dire, à l’évidence, ‘’est-ce qu’il y a plus de discriminations dans notre pays, la France, qui touchent les noirs, les arabes ou les musulmans ?’’, à l’évidence c’est oui. Mais on parle de discriminations. Oui, ils sont plus discriminés ! Est-ce pour autant parce qu’il y a plus de discriminés qui sont des noirs, des musulmans, des arabes aujourd’hui, est-ce que pour autant il n’y a pas de racisme antiblancs ? La réponse est non, bien sûr qu’il y en a ! […] Le racisme n’a pas de couleurs. Arrêtons cette compétition, c’est comme la mémoire ! ‘’La Shoah, c’est plus important que l’esclavage. L’esclavage c’est plus important que…’’, mais attendez, arrêtez ! La mémoire il faut la prendre dans sa totalité : l’esclavage, c’est un drame, c’est indigne de l’homme ! La colonisation pareil, la Shoah idem ! Il faut arrêter que chacun défende sa communauté, son petit fonds de commerce. Moi, j’en ai marre de ça ! A un moment donné, soit on a des valeurs, on a des convictions, on a des principes et on dit ‘’oui, le racisme peut prendre toutes les formes et toutes les couleurs, et il faut qu’on le combatte, de la même manière’’. […] A force d’indiquer qu’il y a un racisme plus important que l’autre, qu’il y a une histoire plus importante que l’autre, mais qu’est-ce qu’on fait ? On veut une France quoi ? Morcelée, fragmentée, où chacun est replié sur lui-même, défendant ce qu’il est. Mais moi je n’ai pas envie de défendre ce que je suis, j’ai envie de défendre ce qui est juste !

Karim Zeribi (Balance ton post, 12 Septembre 2019)
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