Le Débrief: Hapsatou Sy, Frédérique Dumas, Benalla & Marseille

debrief 16-23 Septembre 2018 Hapsatou Sy
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Le Bilan de la semaine du 16 au 23 Septembre 2018, décryptée par le Supplément Enragé, avec au programme le clash Hapsatou Sy vs Eric Zemmour, le départ de la député Frédérique Dumas de la République en Marche, l’audition d’Alexandre Benalla au Sénat et Marseille désignée ville la plus criminelle de France. 

Dimanche 16 Septembre 2018: Hapsatou Sy « insultée »

L’affiche était belle : Eric Zemmour face aux « mercenaires » d’Ardisson. Giesbert, Hapsatou Sy, Monia Kashemire, Goldladen, Natacha Polony et Rachel Garrido. Il n’en fallait pas plus à Zemmour pour accepter l’invitation d’Ardisson aux Terriens du Dimanche, sur C8, à l’occasion de la sortie de son dernier pamphlet Destin Français. Après tout, n’a-t-il pas déjà pas l’habitude d’être la tête à mettre au bout d’une pique sur un plateau de télé ?

Un prénom républicain ?

Seulement, voilà, l’on ne refera pas Zemmour. Il faut là différencier la forme du fond. Que l’on soit en accord ou non avec les idées qu’il défend, tout le monde s’accordera pour dire qu’il est un redoutable débatteur. Et Hapsatou Sy en a payé les frais lorsque, défendant l’idée qu’il faille donner des prénoms français à ses enfants, Zemmour, après que Sy s’en soit offusquée, lui a répondu que sa mère avait eu tort de la prénommer Hapsatou et que Corinne lui serait allé bien mieux.Zemmour Hapsatou Sy

Lors du debrief de fin d’émission, c’est une Hapsatou Sy manifestement dévastée qui a prise la parole, ce que nombre de téléspectateurs n’ont pas compris, l’argument n’ayant guère été aussi violent que celui qu’échangeaient quelques minutes plus tard Polony & Zemmour.

Ce n’est que le lendemain que le public apprend que cette émotion manifeste est due à la suite de l’argument d’origine, une séquence qui a été coupée au montage par la production de l’émission, conformément aux législations mises en vigueur par le CSA. Hapsatou Sy, tant défendue que vilipendée sur les réseaux sociaux, décide de réagir et de montrer une partie de la séquence censurée, bien qu’elle n’en ait pas le droit.

Et nous ne pouvons que mieux comprendre en quoi son trouble fut aussi grand. Zemmour lui a affirmé que son prénom était une « insulte à la République ». Nouveau tollé médiatique, nouveau scandale pour Zemmour, qui, œil pour œil, dent pour dent, rétorque en rappelant, non sans raison, que cette attaque était une réponse du tac au tac aux propos qui lui avaient été lancés quelques secondes plus tôt, à savoir que ses idées étaient eux aussi « une insulte à la République ». Réponse du berger à la bergère, en quelques sortes.

Un débat émotionnel ?

Si l’on est en capacité de comprendre quelle émotion a pu secouer Hapsatou Sy, il est toutefois agaçant de constater, en cette période où l’individu, comme le dit justement Zemmour, est au centre de tout, que de plus en plus souvent, le registre émotionnel soit omniprésent dans chaque débat. Eric Zemmour, quoi que l’on puisse penser de lui et de ses opinions bien tranchées, aurait pu lui aussi se sentir blessé d’entendre Hapsatou Sy dire que ses idées étaient une insulte à la République. Il en a fait fi.

Ne pourrait-on pas adopter une autre forme de discussion, basée sur le modèle « argument contre argument » et non pas sur l’invective personnelle et réciproque des polémistes ?

Le plus choquant restent les insultes et attaques reçues par Hapsatou Sy sur les réseaux sociaux, notamment de la part de mouvements d’extrême droite mais aussi, c’est bien le pire, de mouvances d’extrême gauche, souvent identitaires, africanistes, lui reprochant d’être une « vendue du système », une compatriote qui dit « Vive la république » et défend les valeurs de notre société.

Mardi 18 Septembre 2018: Frédérique Dumas quitte LREM

Après les départs du gouvernement de Nicolas Hulot et de Laura Flessel, c’est au tour de la députée de la République en Marche Frédérique Dumas de claquer la porte du mouvement politique majoritaire à l’Assemblée.

Un groupe de 6 députés de la République en Marche devait rédiger un rapport sur la réforme de l’audiovisuel et était conduit par Mme Dumas, députée depuis 2017 et ancienne productrice pour le cinéma. Seulement, le gouvernement n’a apparemment prêté aucun crédit à ce rapport de plus de 300 pages, ce qui a provoqué l’indignation de sa responsable.

Frédérique Dumas a donné sur son site les raisons qui l’ont conduites à quitter LREM.

Ce travail a tout simplement été balayé du revers de la main par le Premier Ministre. Il n’y a eu aucun débat, aucune discussion, aucun échange.

La raison en est toute simple: les décisions, prises depuis longtemps par l’exécutif, ne faisaient qu’habiller des économies budgétaires et des redéploiements de l’ordre de 400 millions d’euros d’ici 2022, à qui l’on donnait une apparence de modernité en choisissant d’annoncer la bascule d’une chaîne hertzienne gratuite pour enfants, sans publicité [France 4], sur le tout numérique au mépris de toutes les analyses des usages, au mépris même des exemples étrangers, et rompant ainsi avec l’égalité territoriale.

Etait par ailleurs annoncée brutalement en plein été et sans réelle concertation, la bascule de la chaîne des Outre-mer [France Ô] sur le tout numérique sans qu’aucune garantie concrète -voire réaliste- ne soit apportée sur la visibilité de programmes ultra marins.

Vers la suppression de France 4 ?

De plus, la députée se désespère déjà des conséquences catastrophiques que cette réforme aura sur le service public, parlant même « d’implosion ». En cause notamment, la volonté du gouvernement de supprimer France 4 de la TNT pour la rendre disponible uniquement sur le net.

La question de la suppression de France 4 des canaux de télévision fait débat. Si les audiences de la chaîne ne sont guère satisfaisantes, et que le gouvernement cherche à faire des économies, France 4 s’en retrouvera clairement menacée. Toutefois, Mme Dumas déplore la mise en ligne de mire de la chaîne, qui est populaire auprès de la tranche des 4-14 ans. La députée évoque d’ailleurs l’alternative qu’offre la chaîne aux programmes de télé-réalité ou aux émissions de talk-show (si elle n’y fait pas référence, l’on pense de fait à « Touche pas à mon poste ») populaires, de par sa programmation.

Mme Dumas a depuis rejoint l’UDI, parti de centre-droit, tandis que certains parmi son ancien groupe parlementaire y voient une trahison, prétextant qu’il n’est correct de sauter le train en marche (#jeuxdemots).

Mercredi 19 Septembre 2018: Alexandre Benalla au Sénat

Nous n’avons toujours pas fini d’entendre parler d’Alexandre Benalla. Alors que le Canard Enchaîné publiait ce matin un nouveau scoop, ayant surpris Mr Benalla parler, à Londres, le 5 Septembre dernier, avec un individu, semblerait-il, fiché S, c’est devant la Commission du Sénat qu’il a dû s’expliquer sur ses fonctions précises au sein de l’Elysée.

Une audition qui nous a montré un Benalla plutôt sûr de lui, intelligent, précis dans ses explications, néanmoins vague quant aux preuves qu’il serait en mesure de fournir pour confirmer ces dernières.

 Vendredi 21 Septembre 2018: Marseille, la ville la plus criminelle d’Europe ?

Marseille désignée la ville la plus dangereuse d’Europe. Non pas par les chiffres officiels, telles se basent les données et statistiques relatives à la criminalité recensée (plaintes, arrestations, interventions), mais par les internautes, selon une campagne de sondages réalisés sur la toile.

La cité phocéenne ne serait donc pas la plus criminelle en termes de criminalité officiel, mais bien en ce qui concerne le ressenti et la peur qu’ont ses habitants (les questions du sondage s’appuyant sur le sentiment de peur de se faire agresser ou de constater une agression).

Que valent-alors ces chiffres ? Certains penseront qu’on ne peut se baser sur un ressenti, peu importe le nombre de personnes qui l’éprouvent. D’autres, au contraire, conscients qu’un relatif pourcentage des agressions, infractions et sévices subis ou constatés passent entre les mailles de la police et de la justice, le taux réel de criminalité n’en est que plus élevé.

Live A. Jéjé

 

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